La Paz - Tiwanaku - La descente la plus dangeureuse du monde
9-12 Juin : La Paz – Tiwanaku
Une heure de retard ! Et en plus, j'ai négocié avec le chauffeur de taxi pour qu'il nous attende ! Je lui paie un café (bien besoin à 5h du mat) et il me décrit les lieux à ne pas louper dans la région. Les voilà les zozos, un peu décalés par leur nuit dans l'avion, je leur colle un bonnet péruviens sur la tête pour leur souhaiter la bienvenue. Le reste de la journée sera consacré à un changement d'hôtel (un peu refroidi par le bruit de la veille), le marché et deux bons petits restaurants. Le nouvel hôtel est beaucoup bruyant, les fenêtres sont trouées et le matlas pas assez épais pour ne pas sentir les planches. Le marché est immense au point de penser que la Paz est un grand marché. C'est un super marché où les différents quartiers de la ville sont les rayons. Les rayons vêtements, fruits, papeterie, quincaillerie, bouffe... s'étalent sur les trottoirs et sur les routes. Le rayon sorcellerie est le plus attrayant avec ses fœtus de lama séchés, toutes sortes de plantes aux propriétés multiples ou encore les plateaux de sucrerie en offrande à la pachamama (la terre mère).
A quelques kms de La Paz, Tiwanaku est un vestige la civilisation pré-inca. Un musée présente les pièces les mieux conservées de cette civilisation. Des totems me font étrangement penser à des statues de l'île de Pâques. Une pyramide pas encore totalement découverte, un temple semi souterrain et une plate-forme de réunion forment les principaux attraits du site. Une pierre a été identifié comme un calendrier, une porte du soleil par laquelle le soleil se lève lors du solstice d'été prouve l'avancée de cette civilisation. Tout les 23 Juin d'ailleurs, les aymaras, principale ethnie de la Bolivie, descendante de la population Tiwanaku viennent célébrer leur nouvelle année. Un peu déçu par le site, on rentre vers la Paz après avoir dégusté une truite du lac Titicaca. Le musée de la coca (vraiment complet et intéressant) et un autre changement d'hôtel pour revenir vers le premier nous occupe la fin d'après midi. Au restaurant, on mangera une superbe escalope de lama et pour digérer un alcool dans lequel flotte un boa. C'est gouttu !
Le billet d'avion pour Sucre payé et imprimé, notre activité du lendemain réservée, je téléphone au taxi de l'aéroport pour qu'il nous emmène vers la vallée de la luna et la molaire du diable (deux sites en périphérie de La Paz). Pour aller dans la vallée de la luna, on passe dans le quartier ou sont installés tous les expatriés vivant à la paz ou encore tous les riches du coins. La différence est flagrante et frappante. La valle de la luna présente des formations de roche très friables qui on été creusées par le vent et les précipitations. La molaire du diable est accessible en voiture mais le chemin a été dégradé par la dernière saison des pluies et on finit à pied jusqu'à une partie de la montagne en forme de molaire qui rougit de plus en plus au soleil couchant. Retour à la Paz pour un autre restaurant sympa. Ça y est les gars ses ont fait à l'altitude mais on est tout de même tous essoufflés pour monter et descendre les ruelles de la Paz.
Levés 7h pour descendre à vélo, la route la plus dangereuse du monde ! Le départ du village de la Cumbre (le sommet) à 4700m se fait dans un froid glacial. La première partie de bitume permet de prendre facilement de la vitesse. Nos vélos sont heureusement équipés de freins hydroliques à disque mais à la fin de la journée on a quand même mal aux mains à force de les utiliser. Le paysage change au fur et à mesure de la descente : le minéral gris/marron fait place à différentes nuances de vert d'une végétation tropicale. Le bitume de la nouvelle route est bcp plus agréable que l'ancienne route de terre à peine plus large qu'un bus. La descente la plus dangereuse du monde tien sa réputation de cette portion : la route serpente dans une vallée au bord d'apic, passant des guets et à chaque virage la possibilité de rencontrer un bus ou un camion en sens inverse. Résultat un grand nombre de véhicule tombaient dans les ravins chaque année. La descente comporte quelques montées terribles, surtout le dernière sur gravier à 4000m d'altitude. C'est difficile de respirer mais en plus avec la poussière et l'effort pour monter, on a l'air de poissons cherchant de l'oxygène en dehors de son bocal. Après 2 crevaisons pour moi, on arrive au point le plus bas de notre descente couverts de poussière et boue. Le moment de détente dans l'hôtel (douche chaude et piscine) est court avant de repartir pour La Paz en bus mais par la nouvelle route. Cette dernière rallonge le chemin que l'on a pris en vélo mais est bcp moins dangereuse (on croisera quand même un bus retourné sur le bord de la route). Une bonne nuit bien méritée avant de prendre l'avion pour Sucre.