Fin de voyage au Bresil : Orou Preto et les favelas de Rio

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Brésil - Ouro Preto (Minas Gerais)
de Sylvain, le 17-05-2007

Fin de voyage au Bresil : Orou Preto et les favelas de Rio

10-11 Avril : Ouro Preto
Les bus de nuit c est toujours aussi fatiguant et l arrivée a 5h45 est vraiment dure. On file dans une pousada avec une superbe avec unes superbe vue sur la ville (apres avoir refusée une chambre aux lits vraiment trop dur !). On finit notre nuit au chaud sous une epaisse couette : le froid des montagne change radicalement de la moiteur de Rio. En se levant, on fait la connaissance d un bresilien hyper cultivé, bilingue francais avec qui on partegra quelques discussions interressantes sur son pays. La journée, on la passe dans les rues pavées de cailloux, n arretant pas de monter et de descendre ( les mollets le ressente a la fin de la journée). Les eglises, nombreuses, installées a chaque haut de colinne sont plus belles les unes que les autres et retracent le passé riche de la ville. Avec ses mines d or, la ville a construit des batiments au style colonial portuguais. Les eglises sont meme decorées par des scultures d un artiste ayant inventé un style religieux : l'Aleijadinho (il a ete obligé de modifier sa facon de sculter suite a une maladie le paralysant a moitier).
Le matin du jour suivant, on continue à eterniser le petit dejeuner en apprenant toujours un peu plus de la bouche de notre voisin bresilien bilingue. On decolle quand meme pour visiter une ancienne mine ouvert au public. D un trou beant dans la terre sort une structure en bois avec des planches faisant office de siege, relié a la surface par un cable l empechant de tomber. C est dans ce wagon que l on descend dans les mines. Le cinema dynamique d Eurodysney en vrai ! Bonnes sensations. Un guide nous fera une visite en portuguais accompagnée de geste que l on comprendra en majorite en fin de compte. Il nous raconte l histoire de la mine, les esclaves, la privatistion et on arrive a lun lac souterrain avec une eau super translucide. Retour a la surface et a la chaleur pour prendre un bus vers le centre ville. La pres midi passe vote entre la visite de quelques eglises et l achat de souvenirs (cachaca et Cd de musique). On repasse a l hotel et en attendant notre bus pour Rio, on aura une superbe discussion avec les hotes de l hotel sur le systeme d education du Bresil et le futur possible de cette nation. Notre bus pour Rio est trop court pour bien pouvoir dormir puisqu on arrive a 5h45.

12-13 Avril : Rio comeback
Depuis le film la Cite de Dieu (a vraiment voir pour ceux qui ne l on pas vu), j ai envie de voir ce qui se passe dans les favelas de Rio. Mais impossible de s y rendre tout seul. On prend donc un tour organisé qui propose de visiter deux favelas dans une pares midi. Ca fait un peu voyeurisme mais on choisit une association qui reverse une partie du prix de l excursion a une ecole de soutiens scolaire que l on visitera. Le tour ne debutant qu a 14h, on passe la matinée sur la plage de Copacabana a siroter des coco glacées.
La guide nous explique tout d abord que peu de bresiliens ont un avis positif des favelas, nous sommes une exception de vouloir s interresser a ces quartiers. Deja un tour sur les idees recues : oui les favelas sont des zones de non droit ou se sont les bandes organisées autour de la drogue qui font la loi, non par contre elles nes sont pas habitées que par des trafiquants. Beaucoup d habitants sont en fait les serveurs, les grooms, les blanchisseurs et autres metiers payés avec le salaire minimum (350 dollars par mois) ce qui n est pas assez pour se loger dans le centre. Oui et non pour le danger de vivre ans la favela : les barrons de la drogue essaient de garder le quartier calme, sans vol pour que les consommateurs n aient pas peu de venir se fournir. Par contre, on n est pas a l abris d une balle perdue. La vente de drogue est geree comme une entreprise avec ses promotions et un role joué selon l age du "salarié". Le gamin des favelas a donc le choix entre un systeme educatif inneficace (organisé pour que seulement le plus fortuné ait acces a la meilleur education) et le trafic de drogue mieux payer qu un boulot ordinaire. La premiere favelas que l on visite est Rocinha, la plus grande favela d Amerique du Sud, Le passage entre les maisons de riche, les ecoles devant lesquelles attendent les voitures avec chauffeurs privé vanant chercher les enfants se fait sur 50m avec les maisons sans crepis des favelas. On est lon des bidonvilles : les maisons sont bien construites avec un toit plat pour pouvoir reconstruire un etage des la premiere rentree d argent. Elles sont bien agencées puisque construites par les habitants du Nordeste engagés dans les années 70 pour construire la ville mais qui n etaient pas logés. La vie ne revient pas chere dans une favela : le logement coute peu, l electricite est gratuite (a en juger par le nombre de fils se branchant directement au poteau electrique), pas dimpots... Le quartier est bien organisé avec ses commerces, des bus, services d ordures... Bref ca ressemble a un quartier normal, un peu plus peuplé a la diffierence pres des gamins protant des kalashnikov en bandouliere ou des enormes flingues a la ceinture a certains coins de ruelle. La guide nous rassure, si on respecte leurs regles, il n y a pas de soucis a se faire. La vue d un toit d une maison sur la baie est magnifique, les habitants sont supers proches de la plage, A certains carrefours, la guide nous demande de ranger nos appareils et de ne pas prendre "les soldats" (gamins avec les flingue) en photos. On sort de cette favelas pour se diriger vers une autre beaucoup petite : Vila canoas. Cette favalas est vraiment construite dans la foret humide. Des carioca d origine italienne, voisins malgres eux, ont choisi de coohabiter avec ses nouveaux habitants en montant une ecole associative aidant les enfants de la favelas a la sortie des cours de l ecole publique (vraiment deplorable : profs demotivés, sous payés, pas de suivis des eleves...). Financée par des mecenes privés et en partir par l ergent reversée par le tour, l ecole joue le role des parent pour le soutien scolaire. Vient s ajouter des volontaires internationnaux proposant des cours d anglais ou des correspondances avec une ecole italienne (dont les lettres sont traduites par la voisine). On se balade ensuite dans les ruelles minuscules de la favelas. Ca monte, ca descend, le soleil n est pas souvent visible, les murs sont taggué avec les initiales des gangs controlant la favela. La visite fut vraiment instructive.
C est Jeudi soir et le quartier de Lapa doit s animer. Apres quelques bouteilles de biere et une assiete de frites qu gruyere et saucisse, on parcourt le quartier pour trouver un bar avec un groupe. On opte pour un groupe jouant du farro, de la musique populaire du Nordest. Ca bouge pas mal a l interieur mais c est assez chic. Le lendemain, nous prenons l avion pour Lima via Buenos Aires, on savoure donc notre derniere Caipirina au Bresil.

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