13-14 Janvier : Pause Tahitienne
Annecdote sympa : je pars le 14 Janvier de Sydney et arrive le 13 a Tahiti.
Dans ma traversee du pacifique il est prevu deux pause dont une d un jour a Tahiti pour attendre mon avion vers la deuxieme, l ile de paques. Je suis accueillli a l aeroport par Pierre, le voisin de Jean et Del (la soeur de Val) que j ai rencontre il y a trois mois de ca. C est marrant de retrouver des reperes, pourtant a l etranger, mais qui font me sentir chez moi : la fleur de tiare a l oreille, les vetements a fleurs, le 'yorana' (bienvenue) a l arrivee dans l avion...
Pierre est en plein demenagement : il quitte som studio pour une colocation. Il y a des cartons partout et ils en profitent pour faire le gros menage. Moi au millieu de tout ca je vais mettre la main a la pate. Mais le rythme est plutot cool, entre deux parties d echecs, des lunch a la francaise (oeufs, jambon de pays, jus de fruit frais) et discution (en francais !) avec les colocataires journalistes. Et le soir, j en revais depuis deux mois, Pierre m annonce que nous sommes invites a manger une tartiflette chez Nico (un de ces collegues de boulot). Il faut savoir qu en Polynesie, c est des fans de raclette et autres fondus. Manger une tartiflette dehors alors qu il fait un bon 30 degres, super humide : c est decale. Mais le tout est accompagne d un ricard ! 1 jour, 2 nuit a Papeete et me voila recharge pour 6 mois :).
Depose a l aeroport a minuit direction Rapa Nui (le petit nom de l ile de paques en langage local)
15 - 20 Janvier - Ile de Paques
Ca y est, je suis au coeur de mon voyage. A la base la NZ et l Australie etait des plus dans mon voyage, mais c etait bel et bien l amerique du sud qui en constituait le coeur. Exite, je suis. Arrive a l aeroport completement decalque : entre mes dwernieres nuits australliennes, ma courte nuit polynesienne, ma nuit dans l avion et le decalage horaire : je dors debout.
Comme d hab, j arrive les mains dans les poches sans reservation et a l aeroport, une anglaise est dans le meme cas que moi et on decide de prendre une chambre double (lits jumeaux) dans une residencia (maisoin d hote) 'Chez Oscar'. Oscar parle super bien francais (ca tombe bien mon espagnol est miserable) et est plus qu accueillant dans sa maison. L anglaise, Celeste, est sympathique mais autonome. Je sympathiserai plus avec un francais, Alain, chirurgien urgentiste de son metier et bourlingueur de son vivant.
L ile de paques propose une ambiance proche de Huahine, tres polynesienne, mais authentiaue. Avec ces 4000 habitants, avec a l ouest a 4000 km : tahiti et a l Est a 3700 km la cote chilienne, l isolement, le tourisme controlé sans developpement a outrance 8pas de gros club med ou autre), le mysticisme omnipresent (avec les moai et leurs mysteres), la gentillesse de ses habitants... Tous ca donne une impressionde bout du monde difficile a exprimer.
J essaie de faire le tour de la ville mais tres vite je marche et dors literrallment debout. Tant pis je peux plus tenir et je vais faire une sieste de deux heures a la maison (que j ecourte, sans quoi je me serais reveille au millieu de la nuit). Je reprend donc mon tour de la ville en passant par le minuscule port de peche (ou une tortue marinne est en train de manger les algues de la jetee), j en profite poour regarder les surfeurs s exprimer sur des belles vagues de plus de 2m. Ensuite je pars vers un Ahu (pate forme suportant les Moai) en suivant la cote dechictee pour y regarder le coucher de soleil, Les 4 moai debout, dos a la mer, etirent leurs ombres au fur et a mesure que le soleil baisse, transformant le ciel en brasier. Assez photogenique. Une pause empenadas (sorte de chausson aux pommes mais au lieu de la pomme, il y a de la viande, du poisson ou du fromage...), specialite chilienne et ensuite au lit.
Le petit des, bien copieux est servi a 9h avec le reste des hotes et la convivialite du lieux permet des discutions jusqu a des 10h30. Je passe a la banquepour retirer qq pesos : le distributeur automatique n accepte que les mastercard et le retrait au guichet (apres 1h de queue) est refuse ! Il faut que je revienne le lendemain pour un autre essai. J ai encore qq dollars americains que je change en pesos. L ile est en fait le resultat du refroidissement de la lave suite a l eruption de 3 volcans formant les 3 sommets de l ile. L apres midi, je la consacre a l ascension d un des cones (400m). Je suit la cote pendant 1h en passant par des points de vues permettant d observer les coulees de lave figee par l eau de mer et des grottes contenant des peintures rupestres de lavee par l erosion, pour arriver au chemin montant au sommet. Au autre petit heure de marche et la vue proposer au sommet est a couper le souffle.
au premier plan le cratere (1,2 km de diametre) avec au fond un lac de faible profondeur laissant se developper une vegetation et en arriere plan, la mer qui scintille au soleil a l abrupte des falaises du cratere. en partant a droite et en suivant la crete du cratere on arrive a un village pasqual et a des petroglyphes (scultures sur pierres du volcan, representant le plupart du temps des tortues, des raies ou des hommes oiseaux). L erosion de la mer a fait s affaisser une partie du cratere. Je fais donc demi tour et pares une petite heure de marche (avec l attaque d un hepervier qui fait des piquets sur moi en le dessus de la tete et en criant), la vue sur la mer d un coter et le volcan de l autre est magnifique. Retour a la maison et apres une douche bien meritee, Oscar nous emmene au gymnase de la ville ou les danseuses et les danseurs s entrainent pour la fete annuelle de l il qui a lieu dans 15j. 50 femmes bougent leur popotins et ondulent leurs anches sur des rythmes de ukulele et d accordeon (un petit cote hyspanique). J adore ! Restaurant en sortant (poissons frais) et au lit.
Le lendemain, il faut vraiment pas beau, une belle grosse pluie tropicale trempe les vetement en 30s. Je profite d une eclaircie pour aller a la banque ou je me fais confirmer que je n aurais pas d argent avec ma carte sur cette ile. Heureusement que j ai des travellers cheques sinon je ne sais pas comment j aurais fait. Je passe a l hotel mettre mon ponchon dans mon sac a dos et je pars a pied voir un autre Ahu. Cette fois les moai sont ecroules comme la plupart des moai de l ile. Em fait ceux qui sont debout ont ete restaures. Des revoltes de classes inferieurs ou des guerres de clans sont les deux theories principales pour expliquer le renversement des Moai. Je retourne a la maison en stop et me fait prendre tout de suite par des ouvriers quittant un chantier et ayant pitier de moi et de ma tenue (poncho bleue impermeable decathlon) sous la pluie battante. Apres midi a discuter politiaue et presidentielle autoir d un cafe et de jus de fruit frais avec Alain. Un petit resto sympa en ville avec Alain le soir et au lit.
Le lendemain, je loue la voiture d Oscar avec Alain pour faire le tour de l ile. Il fait pas un grand soleil mais les sites rencontres sont impressionnant. Apres plusieurs Ahu dont les Moai sont ecroules, on s arrete a une coline de pierre, appelee la nurcerie de Moai. C est incroyable, plus de 80 Moai sont termines et pret a etre emenes sur site ou en cours de scultures directement dans la paroi de la colinne (dont le plus grand moai de l ile avec ses 21m). On entame l ascention de la colline et on a une superbe vue en haut sur les 15 Moai debout au bord de mer. Il y a des Moai commences partout dans la roche. On reprend la voiture vers le site des 15 Moai et en s approchant a pieds, on se sent tout petit devant ses 15 status qui vous dominent avec leur 10m et vous regardent approcher. Ce site a aussi ete renove et pour monter une statue debout avec une grue et toutes les connaissances modernes il a fallut 20j a 20 hommes. Imaginer pour transporter ses mastodontes de pierre de la montagne jusqu au Ahu avec les moyen de la civilisation RapaHui. Plusieurs hypotheses ont ete emises dont voici les deux plus plosibles : 1) deplacement par des extra terrestres et leurs soucoupes. 2) les chamans sorciers avec la puissances de leur mana treansformaient les Moai en gollem (hommes de pierre vivant) pour qu il puisse marcher jusqu au Ahu. On reprend la voiture jusqu a une plage de sable blanc bordee de cocotiers, avec 5 Moahi, debour sur leur Ahu qui surveillent la plage (mais de dos). Apres une pause sieste/baignade, retour a la ville avec un stop a la fabrique des chapeau de Moai scultes dans de la roche rouge. Restaurant en front de mert au coucher de soleil en regardant les surfeurs. De retour a la maison, Oscar nous debouche une bouteille de rhum et on refait le monde en parlant politique avec son cousin qui est de passage (et parle aussi super bien francais), Apres la fin de la bouteille, je pars avec eux deux danser en ville. La rue preincipale est bordee de voiture, scooter, velo et chevaux. La boite propose un groupe local : super ambiance, tres iles (tout le monde est cousin de tout le monde), avec pas mal de generation sur la piste. Ensuite on enchaine avec la deuxieme boite de l ile a la fermeture de la 1ere. Super soiree : merci Oscar ! Coucher tres fatigue a 5h du mat´.
Dernier jour sur l ile. Je pars faire l ascenssion du sommet de l ile, un autre volcan. Je passe par un autre site de Moai qui ont pour particularite de regarder la mer. Il regarde en fait le coucher de soleil au solstice d ete. Apres deux heures de marche tranquille au millieu de prairie verte, de chevaux semi sauvage et sous un soleil eclatant j arrive au sommet. Il propose une vue sur l ile entiere (enfin presque sans la foret qui cache une partie). Redescente par un autre chemin qui mene a la route principale ou je me fait prendre en stop et partage une biere avec 2 filles a l arriere dans la bene pendant le trajet jusqu a la ville. Je mange mes dernieres empenadas thon/fromage (un delice) et au lit.
Apres un petit dej pendant lequel je rencontre un couple de suisse en plein tour du monde, direction l aeroport pour prendre mon avion a destination de santiago. Je rencontre un argentin de Buenos Aires super sympa qui me promet une visite de la ville quand j y serai.
20 - 28 Janvier : Santiago
A peine arrive a l aeroport, je cours vers un distributeur pour essayer ma carte. Ca ne marche pas.Impossible non plus de payer avec. Va falloir etre econome et vivre jusqu a ce que ce probleme soit regler avec les derniers 100$ que j ai. Direction le centre bus vers un backpackers que m avait conseille une allemende rencontree en tasmanie : "la casa roja". Grande demeure aux murs rouges, style hyspaniqueavec les chambres donnant sur une court carree ouverte avec palmiers, piscines et pelouse pour se remettre du decalage horaire. Super addresse pour un prix honorable. Au lit un peu angoisse a cause de cette histoire de carte apres une soupe de nouilles chinoises qui traine dans mon sac depuis la NZ.
Le lendemain, dimanche, donc rien a faire au niveau des banques. Je prepare ma porte de secours en telephonant a ma mere et lui expliquant quoi faire pour envoyer de l argent via Western Union. Apres avoir fait qq courses où un pesos est un pesos (heureusement ici la vie n est pas cher), je file me balader en ville, tout d abord la monedad, le palais presidentiel, grand batiment blanc avec une court interieur plantee d oranger, plus grand que la vision que je m en ete fait apres l avoir vue dans les reportages sur le coup d etat de Pinochet (qui a fait bombarder la moedad pour en sortir Allende). Ensuite, la Plaza de Armas, grande place carree avec au centre une fontaine bordee de palmiers dans laquelle les gamins se baignent. Avec autour de la place, l immence cathederale, n vieux batiment de la poste et d autres batiments coloniaux. Mais surtout ca grouille de gans. La ville est super vivante, des vendeurs de rues vendant tout et n importe quoi, des animations (dances, chants, marionnettes) provoquent des atroupements, les gens bougent, parlent, marchent avec exuberence. Pas de doute, je suis en amerique latine. J arpente les rues pietonnes a la decouverte de la ville puis en fin d apres midi je rentre a l hotel. Petite soiree film / lecture.
Le lendemain, c est operation Western Union. Ma carte ne fonctionnant toujours pas malgres les tentatives de la banque de la reactiver, je demande a ma mere de me faire un virement dans une poste en France que je recevrai en argent locale dans une poste ici a Santiago. Apres avoir recu le liquide je repasse a l hotel en deposer un peu et repart en ville. Je goute alors a qq specialites locales vendues dans la rue et que je m etais interdit d acheter avant. De retour a l hotel ou je fais la connaissance de 2 chiliennes super sympas (Mara et Danielle), les seules de l hotel avec qui je vais depoussierer un peu mon espagnol. Pour la fin de l histoire de la carte blueu, la banque a reemis une visa suite aux 3 erreurs de code que j avais fait 2mois et demi precedement en NZ alors que j avais deja fait une demande de renouvellement. Ca a donc annule la carte en ma possession qui etait en double avec celle que la banque avait. Bref la nouvelle carte va etre envoyee a Val qui l apportera directement ici.
Apres une petite matinee, mise a jour de blog, je pars en ville pour recuperer une puce chilienne pour aller dans mon telephone. Apres maintes peripeties, il s avere impossible de faire fonctionner mon telephone ici car il est bi-bandes et non tri-bandes ! Il faut que j en rachete un. J attaque l ascension de la colinne San christobal sur laquelle trone une vierge blanche dominant la ville. Apres un tour dans le barrio ballavista (quartier boheme de la ville), colore et vivant, la chaleur a raison de moi et j opte pour le finiculaire plutot que le chemin pour m amener en haut de la colinne. Belle vue sur Santiago mais la polution empeche de voir les Andes et ces glaciers entourant la ville. Je redescend cette fois a pied par differents jardins jusqu au quartier de las condes, le neuilly de Santiago. Retour a pied jusqu a l hotel. Apres qq verres de vins avec 2 espagnols et un homonyme francais je pars au lit.
Grace matinee et bon petit dej et j attaque le musee d art pre colombien pour y passer l apres midi. Interressante vision des objets d art (statuts, jarres, ceramiques...) produits par les differentes civilisations des peuples sud americains. Je rencontre les chiliennes sur ma route de retour et en contre partie d un apero chilien (ananas, glace ananas, petillant) je decide de leur preparer un plat francais (une raie avec une petite ratatouille maison), le tout avec un blanc chilien s accordant bien. Au lit, repus ! J ai decide demain de partir pendant deux jours pres de la cordiliere, a la montagne, m aherer les sinus.
25-26 Janvier : Cajon de Maipu
Dans le lonely, il parle vaguement d un transport en commun allant,jusqu a mon objectif final : Baños de morales. Peu m importe, avec un sac a dos et une journee de change, je pars vers le terminal de vus d ou partirait le `metro` (mimi bus local) menant a cette ville. J y trouve bien un bus mais il ne vas pas jusqu a ldestination et s arrete a mi-chemin : San Jose. Pause donc dans ce village ou je deguste une empenadas pour dejeuner. Deuxieme bus avec encore un arretm cette fois voulu a Cascadas de los animas. Dans ce parc, je prends un chemin de rando a travers les cactus jusqu a une belle cascade et une jolie vue sur les montagnes alentours. Je repars cette fois a pied, en esperant me faire prendre en stop et apres une heure de marche, un collectivo (taxi commun) s arrete et m amenera jusqu a San Gabriel (fin de la route bitumee). Je demande a la mini boutique a coter de la riviere s il y a moyen de se loger ici en attendant le bus pour Baños de Morales qui passerait le lendemain matin. La dame, tres gentille, me conduit jusqu au seul `hotel` du coin. Un routier dans lequel dorment chauffeurs de camion et ouvriers de l usine de ciment juste a coter. Chambre sommaire mais au milieu des montagnes. Au lit apres le repas pris dans le restaurant de l hotel.
Je choppe le metro le lendemain a 10h30 et apres une heure de route caillouteuse j arrive enfin a Baños de Morales. Je fais connaissance avec un Israelien a la descente du bus avec qui je passerai la fin de la journee. On attaque l ascensiuon vers le glacier et apres une premiere heure rude, on suit un petit ruisseau a travers la vallee couverte d herbe et de fleurs multicolores pendant 2h. Le volcan le Morado (4490m) porte sur ses pics des neiges eternelles et un glacier qui descend jusqu a le fin du chemin a 2800m. superbe vue sur les montagnes environnantes. Resdescnte et je prends le bus direct pour Santiago.
Arrive a l hotel, je fais mon sac a dos pour changer d hotel (au revoir dortoirs, bonjour chambre double) car demain Val arrive a l aeroport.