Cuyabeno Reserve

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Equateur - Cuyabeno
de Sylvain, le 28-06-2007

Cuyabeno Reserve

6-7 Mai : Quito
L avion, avec peint sur la queue un iguane marin decole pour Quito avec une pause a Guayaquil. On y laisse Marie qui a son avion pour la France le lendemain. L arrivée a Quito est toujours aussi saisissante par sa temperature revigorante et sa population andine si differente de celle de la cote. Une pluie froide s abbat sur nous lors de la recherche de notre hotel. On passe la fin de l apres midi a profiter des couvertures chaudes de notre lit et de l acces internet de l hotel.
Le lendemain, on passe la journee a la recherche d un tour pour l Amazonie. On opte pour une agence proposant un tour mixte : 4j en lodge dans la jungle et 3j en bivouac. Apres avoir acheter quelaues affaires du type Tshirt a manche longues (pour se proteger des moustiques), nous voila partis direction le terminal de bus pour prendre un bus de nuit vers Lago Agrio.

8-14 Mai : Cuyabeno Reserve
La jungle, l Amazonie, je devais la traverser en bateau, mais les plans ont changés. Je suis tout exité d aller enfin dans cette reserve de biodiversité végétale et animale. En Equateur, elle est mise en danger par l industrie petroliere et la deforestation pour l agriculture et la recherche de terre cultivable. Tres bien illustrés pendant la route nous menant a notre lodge : la foret primaire a été rongée pour installer des cuves de stockage de petrole, des oleoducs ou encore une enorme plantation de palmiers. Une grosse pluie commence a tomber et nous trempe completement pendant nos 4h de pirogue a moteur. Arrivés a la lodge, on est loin du confort annoncé par l agence. WC et douches communs pour 22 au lieu de WC privés, on dort sur des matelas a meme le sol avec mousticaire, nous ne sommes pas 5 mais 11 dans notre groupe ! Mais le cadre de la lodge au milieu de la foret au bord d une petite riviere rattrape notre premier sentiment. Toutes les maisons sont sur pilotis, ouvertes, sans clooison et dans la salle commune, il y a des hamacs pour profiter de la vue sur l ile en face. La pluie terminée, la foret se fait entendre et les bruits d insects et d oiseaux resonnent au fur et a mesure que la nuit approche.
Nos journées se décomposent entre ballade dans la foret a la decouverte des nombreuses especes vegetales (en 1 hectare de foret amazonienne il y a autant d especes vegetales que dans toute l Europe) et balade en pirogue. Notre guide, domingo, nous donne des explications sur quelques une de ces especes. Entre la feuille contre les crampes, l anti moustique naturel, l anti mal de dents ou encore l anti venin, la foret s avere pleine de surprises. Du point de vue animal, par contre, apres le ´zoo` des iles Galapagos, ils se font beaucoup plus rares. Quelaues oiseaux et un singe entre-apercu (plus entendu), des tarentulles a la nuit tombée et des enorme mille pattes : les insects gagnent le prix des plus representés (surtout avec les moustiques).
Lors des ballades en pirogue a moteur, on recherche les singes ou les oiseaux dans les hauteur de la canopée. La recherche est peu fructueuses et les singes observés de loin s enfuient a notre approche. La riviere est parfois bloquée par des arbres tombés depuis le dernier passage. L utilisation de la tronconneuse est indispensable pour couper les enormes troncs.
Les pirogues sans moteur, creusées dams un tronc d arbre filent sans bruit sur l eau. On peut ainsi observer plus discretement la faune et emprunter des rivieres plus etroites. L impression de voguer au milieu d une foret immergée rend la ballade magique. Synchretisme avec la nature.
La peche au pirana est contraire aux regles de la peche en riviere classique. Un enorme hamecon est relié a un fil de nylon par du fil de fer entouré. Un morceau de viande (poulet ou boeuf cru) est placé sur l hamecon. Ensuite, il faut frapper et secouer la canne a peche en bois dans l eau. Cette technique immite le bruit d un banc de pirana se ruant vers une proie tombée a l eau. Un pirana mort alors. Pas de bouchon : on ressent le poisson tirer sur le fil. Il ne reste plus qu a ferrer correctement le poisson et c est gagné. Mais c est le plus dur. Ils mordillent plus et s emparrent plus souvent de l apat que les piranas remplissent le bateau.
On devait etre 5 pour le bivouac mais les 3 americains abandonnent de peur du mauvais temps. On s enfonce donc encore plus dans la foret et on s installe a coter d une ile autour de laquelle la riviere a fait une boucle (lagune). Du fait de l eloignement de toute installation humaine, les animaux sont plus presents. On s approchera d un groupe de singes en train de devorer les fruits d un arbre. Je verrais ce dont je revais de voir dans la jungle : un vol de perroquets ara. Superbe !
Notre bivouac est plutot confortable par rapport au milieu. Une tente avec mousticaire a été montée. Nous avons a notre service un cuisinier, un chauffeur de pirogue et notre guide. Aux petits oignons pendant 3j.
Domingo nous construira un radeau en Balza a partir de gros tronc d arbre poussant en bordure de la riviere. On naviguera sur un bout de riviere pour revenir jusqu a notre campement sur notre embarcation de fortune. Selon l histoire, c est sur ce genre de bateau fait de rondins liés par des lianes que l amazonie aurait été remontée par les premiers explorateurs europeens.
La nuit tombée, avec notre lampe de poche, on eclaire les berges depuis la priogue a la recherche d yeux brillants d aligators. On en trouvera un pas loin du camp. On s approchera a quelaues centimetres de lui avant qu il ne saute a l eau en surprenant tout le monde.
Pour eviter les aligators qui sont justement actifs la nuit, on prend notre douche devant le campement dans la riviere pendant qu il fait encore jour. Comme c est juste a l endroit ou on pechait les piranas l apres midi, on fait pas les malins. Mais on suit les guides qui se baignent ici et nous repete que c est sans danger.
On retourne a la lodge pour passer notre derniere soiree a jouer a la cuarenta (jeu de carte equatorien appris aux Galapagos) avec Domingo et le conducteur de pirogue. L equateur n est pas loin de se faire battre par la France. On se fera aussi tatouer (pour moi un toucan) sur l avant bras avec un fruit au jus, d abord transparent mais qui devient bleu apres une nuit. Le tatouage disparaitra au bout d une semaine.
Commence alors notre retour a la civilisation et nos deux jours de trajets vers Vilcabamba au Sud de l Equateur. D abord 4h de pirogue, puis 2h de bus de piste, ensuite une nuit de bus vers VRiobamba puis Loja via Cuenca. Et pour finir un minibus vers Vilcabamba. On arrive extenués par tous ces trajets a 22h. Mais on trouve un petit coin de paradis.

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