4-6 juin : Puno, le lac Titicaca et ses iles.
La vile de Puno n est pas tres belle mais c est un point de depart vers les iles beaucoup plus sympathiques du lac Titicaca. Par contre a pret de 4000m d altitude, les nuits sont plis que fraiches dans l hotel et je dors avec mon bonnet. Je me balade dans la ville, monte au point de vue de Pacha Maquac et achete mon tour pour le lendemain. Apres midi au soleil dans la cour de la maison la plus vieille de Puno, reconvertie en bar a siroter une Cuzquenia (biere de Cuzco). La soiree est tranquille aussi a causer avec mon collocataire de dortoir : un suiss parti depuis 18 mois qui a bourlingué de l Amerique Centrale a Ushuaia. Notre langue commune sera l espagnol, ca change de l anglais.
Sur le bateau, je lie contact rapidement avec les hispaniques du bateau : une espagnole, une italienne et un uruguayen. Le premier arret de la journee se fait sur les iles flottantes Uros.
Des iles sont construites en roseaux ou jonc et attachées au fond du lac avec des pieux en eucalyptus, Mais les iles sont mobiles et ne touchent pas le fond. Elles peuvent se deplacer au cas ou (mesentente avec l ile voisine, peche infructueuse...) Les maisons sont aussi construite en jonc ainsi que les bateaux. Les joncs une fois pourris et decomposés forment un bon compost pour planter et faire pousser des pommes de terre. Elles forment l essentiel de l alimentation des iliens avec le poisson. Les habitants sont habillés avec des vetements tres colorés et des bonnets typiquement péruviens. Au milieu de ces iles hors du commun, a coter des miaons, on trouve des capteurs solaires permettant d alimenter une batterie pour faire fonctionner la television. On travers un canal avec un bateau construit en jonc et on quitte ensuite les iles Uros vers l ile de Amantani.
L ile est isolée au milieu du lac Titicac. Des terrasses de culture scultent l ile et en suivant les chemind a flan de montagnem les reflets deu lac et les nuances de bleus rappellent les paysages grecs de mediterranee. On sinstalle dans une famille pour la nuit, Un systeme de rotationa été mis en place pour que toutes les familles du vilage profite de la mane touristique. La famille de Maria est tres accueillante, des marmots courent partout dans la cour t ne savent a premiere vue ne dire que "Hola" en espagnol.Pour tous c est l Amari la langue natale. Ils vivent de la meme facon que dans les campagnes francaise au debut du XXeme siecle. Pas d electricite, du feu pour cuisiner, le ble est coupé a la faux et les epis séparés de la paille a la main, les grains sont moulus et séparrés de l epis avec une pierre a moudre... C est a la bougie que l on mangera notre repas du soir. On montera au sommet d une montagne ou le temple de Pacha Mama est édifié. On y observe le couché de soleil. A 4000m d altitude, c est dur de respirer et la monté est rude. Les repas servit par la famille sont végétariens mais consistants. La nuit venue, une soiree est organisée dans la salle des fetes. Une lampe a gaz éclaire un groupe de musiaue et nous dansons avec les femmes des familles qui nous ont habillées en habits traditionnels. Poncho et bonnet pour les hommes et jupes velours, veston brodé et chemise pour les femmes. Une des seuls soiree ou divertissements pour les habitants du vilage. Il n y a des soirees seulement lorsque les touristes restent le nuit au vilage, soit une fois par mois.
Une traversee d une heure plus tard, nous voila a Taquille. C est encore plus ressemblant a des paysage d ile de la mer Egée. Des chemins pavés sont tracés a flan des montagnes et surplombent le lac. Des portes scultéees aux efigie de pacha mama pontuent le parcours. Les hommes du vilage portent des bonnets plus long au niveau de la pointent. Ils y cachent des feuilles de coca. Pantalons noirs et vestants sur chemise blanche les font ressembler a des basques. On mange une truite (abondante dans le lac) avec du riz dans un restaurant avec vue superbe sur le lac. La gente masculine domine le milieu politique de l ile. La femme est releguée aux taches ménagereset n a guere de mot a dire. Une tradition du mariage pour la femme est qu elle doit offrir ses cheveux a son futur mari sous forme d une ceinture tricotée avec de la laine. En echange l homme lui offre... son amour ! Bref, pas de bureau des chiennes de garde sur la place du vilage. Le long des chemins, des femmes sont en train de filer la laine avec un fuseau qu elles lancent par terre pour le faire tourner comme une toupie. Elles vendent bien entendu leurs productions. Les petites filles conscientes de leur charme photogeniques demande 1 sol pour etre prise en photo. On reprend le bateau de l autre coté de l ile. Le retour se fera sous le soleil de l altiplano jusqu a Puno. Le soir, je passe la soirée avec les hispaniques du groupe dans un restaurant. On aura droit a un spectacle de musiques et danses traditionnelles du Perou.
Je quitte le Perou le lendemain pour me rendre en Bolivie, a Copacabana, aussi sur le bord du lac Titicaca.